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Les tarifs de rachat photovoltaïque évoluent en 2025 : découvrez combien EDF OA peut vous rémunérer et comment optimiser la rentabilité de votre installation solaire.

En résumé dans cet article

  • EDF OA reste le dispositif de référence pour la revente d’électricité solaire.
  • Depuis 2025, les tarifs ont baissé, surtout pour les petites installations.
  • L’autoconsommation + vente du surplus est souvent la plus rentable.
  • Les tarifs varient selon : puissance installée, type de vente et trimestre de raccordement.
  • Pour maximiser la rentabilité : dimensionner correctement, autoconsommer un maximum, éventuellement ajouter une batterie.
  • Barèmes mis à jour régulièrement → cette page est actualisée chaque mois.

Qu’est-ce que l’Obligation d’Achat (OA) ?

L’Obligation d’Achat (OA) est un dispositif réglementaire mis en place en France, qui impose à un acheteur — typiquement EDF OA (ou un autre opérateur agréé) — de racheter l’électricité produite par les installations photovoltaïques (et injectée sur le réseau), à un tarif fixé à l’avance — pour une durée garantie (généralement 20 ans). 

Pour un particulier ou un professionnel disposant de panneaux solaires sur son toit, l’OA est le principal mécanisme permettant de valoriser l’électricité qu’il ne consomme pas directement. Deux options existent : la vente totale de la production ou l’autoconsommation + revente du surplus.

Tarifs de rachat en vigueur — 2025 (barèmes trimestriels)

Voici le tableau des tarifs de rachat (vente totale ou surplus) applicables du 1ᵉʳ octobre au 31 décembre 2025. Ces tarifs sont fixés par un arrêté — le plus récent étant l’arrêté « S21 » — et sont publiés pour chaque trimestre.

Puissance de l’installation (kWc)

Vente totale (€/kWh)

Vente du surplus (€/kWh)

≤ 9 kWc non éligible / 0 0,04 €
> 9 et ≤ 36 kWc 0,1049 € 0,0617 €
> 36 et ≤ 100 kWc 0,0912 € 0,0617 €
100 à 500 kWc soumis à appel d’offres simplifié – voir conditions (non tarif fixe) n/a (vente totale via appel d’offres)

⚠️ Pour les installations supérieures à 100 kWc, le rachat passe désormais par un appel d’offres simplifié, ce qui signifie qu’elles ne bénéficient plus d’un tarif standardisé automatiquement applicable. 

Ces tarifs sont garantis pendant 20 ans à compter de la date de raccordement et de la signature du contrat OA. 

Pourquoi ces tarifs évoluent-ils (souvent à la baisse) ?

Le niveau des tarifs de rachat n’est pas figé dans le temps : il est revu régulièrement. La responsabilité en revient à la Commission de Régulation de l'Énergie (CRE), qui actualise les barèmes tous les trimestres. 

Plusieurs facteurs expliquent ces ajustements fréquents :

  • Le nombre croissant d’installations photovoltaïques raccordées (demande pression).
  • La baisse continue des coûts des équipements (panneaux, onduleurs, etc.), ce qui rend le support par tarif élevé moins nécessaire.
  • Une politique visant à favoriser l’autoconsommation plutôt que la revente pure, pour renforcer l’efficacité énergétique et la stabilité du réseau.

Ce mécanisme de tarification dégressive rend l’autoconsommation — c’est-à-dire consommer l’électricité directement produite — de plus en plus intéressant, et souvent plus rentable que la revente totale.

Les tarifs d’EDF OA : barèmes, conditions et évolutions récentes

Tarifs et conditions actuels

Comme indiqué, les barèmes varient selon la puissance de l’installation et le mode de vente (surplus ou total). Pour 2025, les conditions les plus fréquentes pour les installations individuelles (toiture de maison, bâtiment résidentiel) sont les suivantes : 

  • ≤ 9 kWc : revente totale non éligible — seule la vente du surplus possible (0,04 €/kWh)
  • 9–36 kWc : revente totale 0,1049 €/kWh ; surplus 0,0617 €/kWh
  • 36–100 kWc : revente totale 0,0912 €/kWh ; surplus 0,0617 €/kWh
  • 100–500 kWc : revente via appel d’offres (pas de tarif standardisé)

Le contrat OA signé avec EDF OA (ou l’opérateur agréé) garantit ces tarifs pour 20 ans. 

Historique et tendance

Ces dernières années, les tarifs ont fortement baissé. L’une des révisions marquantes a eu lieu en 2025 — avec l’entrée en vigueur de l’arrêté S21 — entraînant une baisse notable, notamment pour les petites installations.
Conséquence : pour un projet photovoltaïque, le modèle économique évolue. Alors qu’il y a encore quelques années une revente totale pouvait sembler très attractive, aujourd’hui c’est l’autoconsommation (et la revente du surplus) qui s’impose comme l’option la plus pertinente. 

Quelles conditions pour bénéficier des tarifs de rachat ?

Pour pouvoir bénéficier des tarifs réglementés de rachat via EDF OA (ou un opérateur agréé), plusieurs conditions doivent être réunies :

  • Une installation photovoltaïque d’une puissance inférieure ou égale à 500 kWc installée sur bâtiment (toiture, intégration au bâti, hangar, etc.).
  • Un raccordement au réseau géré par Enedis (ou gestionnaire local habilité), via le compte injection associé.
  • Une demande de raccordement complète (DCR — demande complète de raccordement) datée, qui détermine le trimestre tarifaire applicable (et donc le barème).
  • Pour les installations entre 100 et 500 kWc : passage par un appel d’offres simplifié (et éventuellement caution) — plus de tarif fixe automatique.

En outre, selon les cas, certaines aides ou primes (prime à l’autoconsommation) peuvent compléter le tarif de rachat.

OIKA - Panneau solaire

La prime d’investissement / prime à l’autoconsommation : qu’est-ce que c’est ?

Au-delà du tarif de revente du kWh injecté, certaines installations ouvrent droit à une prime — appelée prime à l’autoconsommation — versée en complément. Cette prime vise à encourager l’autoconsommation, c’est-à-dire la consommation directe de l’électricité produite. 

Le montant de la prime dépend de la puissance de l’installation, et varie selon l’arrêté tarifaire en vigueur. Par exemple, pour certaines tranches en 2025, cette prime peut s’échelonner entre 80 €/kWc et plusieurs centaines d’euros par kWc, selon la tranche de puissance. 

Cette prime peut contribuer de façon non négligeable à la rentabilité globale d’un projet photovoltaïque, surtout pour des installations résidentielles de taille modeste.

Autres acheteurs — les fournisseurs alternatifs et leurs limites

Jusqu’à présent, le système de référence pour la revente d’électricité photovoltaïque était EDF OA (ou opérateurs habilités). Toutefois, certains fournisseurs alternatifs se positionnent également comme acheteurs du surplus photovoltaïque. 

Cependant, dans de nombreux cas, les tarifs offerts par ces fournisseurs alternatifs sont inférieurs à ceux garantis par l’OA, ce qui rend l’option moins attractive économiquement. 

De plus, pour des installations de 100 à 500 kWc, l’accès à l’OA passe par un appel d’offres — ce qui peut encourager certains producteurs à négocier avec des fournisseurs alternatifs, mais avec un avantage incertain. 
Autrement dit, la revente à un fournisseur alternatif peut constituer une alternative, mais souvent moins intéressante que l’OA, selon le profil de l’installation.

Comment vendre son électricité photovoltaïque ? Processus et démarches

Voici les grandes étapes pour vendre l’électricité produite par une installation photovoltaïque :

Installation et certification

- Installation des panneaux solaires sur toiture ou bâtiment (ou ombrière, hangar, etc.).

- Vérification de la conformité (intégration au bâti, normes électriques, raccordement au réseau, etc.).

Demande de raccordement via Enedis (DCR)

- Soumettre une demande complète de raccordement via Enedis ou le gestionnaire local. La date de cette demande conditionne le barème tarifaire applicable.

Signature du contrat OA avec EDF OA (ou opérateur habilité)

- Le contrat spécifie le tarif d’achat, la durée (généralement 20 ans) et le mode de vente (vente totale ou vente du surplus + autoconsommation).

Mise en service et injection sur le réseau

- Le compteur d’injection (lié à votre installation photovoltaïque) enregistre la quantité d’électricité injectée.

- EDF OA ou l’opérateur habilité rachète l’électricité injectée selon le tarif convenu.

Déclaration / facturation

- Le producteur déclare périodiquement les index de production/injection afin d’être rémunéré.

Option d’autoconsommation + revente du surplus

- Une alternative possible (et souvent plus efficace économiquement) consiste à consommer directement une partie de l’électricité produite et ne revendre que le surplus. Cela diminue la quantité injectée mais maximise l’économie sur la facture, surtout si les tarifs de revente sont faibles.
 

👉 En résumé : si vous installez des panneaux solaires, le bon plan (économiquement parlant) peut être de viser l’autoconsommation + revente du surplus plutôt qu’une revente totale — surtout en 2025, avec les tarifs en baisse.

Vente totale vs autoconsommation + revente du surplus : quel choix faire ?

Le choix entre vente totale et autoconsommation + revente du surplus dépend de plusieurs facteurs :

Taille de l’installation (puissance en kWc)

Les barèmes diffèrent fortement selon la puissance. Pour les installations de < 9 kWc, la vente totale n’est tout simplement pas éligible.

Profil de consommation

Si votre consommation électrique correspond grossièrement à la production photovoltaïque (par exemple pendant la journée — appareils, climatisation, recharge véhicule, etc.), l’autoconsommation peut minimiser vos achats d’électricité et offrir un meilleur retour sur investissement.

Tarif de rachat en vigueur

Avec des tarifs de revente bas (comme 0,04 €/kWh pour le surplus ≤ 9 kWc), l’intérêt de vendre est faible, ce qui incite à consommer l’électricité sur place.

Aides et primes

La prime à l’autoconsommation peut rendre l’option plus attractive, surtout pour des installations modestes, ce qui peut compenser partiellement un tarif de surplus faible.

Plus d'infos

En 2025, pour de nombreux projets photovoltaïques résidentiels ou petits tertiaires, l’autoconsommation + revente du surplus apparaît souvent comme l’option la plus pertinente.

Pourquoi on se focalise sur EDF OA ?

EDF OA reste l’acteur principal du rachat d’électricité photovoltaïque en France pour plusieurs raisons :

  • C’est le dispositif “historique” et réglementé, largement référencé dans les arrêtés tarifaires (ex. S21) fixés par l’État.
  • Il garantit un tarif de rachat fixe sur 20 ans, ce qui offre une visibilité et une sécurité financière intéressantes pour les propriétaires/installateurs.
  • Les conditions d’éligibilité sont clairement définies (puissance, type d’installation, raccordement, DCR, etc.), ce qui en fait la référence standard.

Si des fournisseurs alternatifs peuvent proposer de racheter du surplus photovoltaïque, dans la plupart des cas leurs tarifs sont moins avantageux, ce qui limite leur intérêt, sauf pour des cas très spécifiques (ex. gros volumes, appels d’offres, optimisation particulière). 

À quoi sert la révision régulière des tarifs (rôle de la CRE) ?

La Commission de Régulation de l'Énergie (CRE) est chargée d’ajuster les barèmes de rachat périodiquement (tous les trimestres). Les raisons sont multiples :

  • Ajuster le tarif en fonction du nombre d’installations récemment raccordées — plus il y a de panneaux raccordés, plus le tarif peut baisser, pour refléter l’économie d’échelle et éviter une sur-rémunération.
  • Prendre en compte l’évolution des coûts de production : les panneaux, onduleurs, pose, raccordement, etc. deviennent moins chers, ce qui diminue le besoin d’un tarif élevé.
  • Suivre la politique énergétique nationale : encourager l’autoconsommation plutôt que la revente totale, ce qui contribue à stabiliser le réseau électrique, à lisser la demande, et à favoriser l’autonomie énergétique des consommateurs.

Ainsi, la périodicité de révision — combinée à des baisses progressives — explique pourquoi le tarif de rachat a considérablement diminué ces dernières années, modifiant l’équation économique des projets photovoltaïques.

Alternatives à la revente du surplus

Quand le tarif de rachat est faible, ou que la revente totale n’est pas possible / pas adaptée, d’autres options se présentent :

Autoconsommation intégrale (sans revente)

Consommer l’électricité produite directement — par exemple pour l’éclairage, le chauffage, les appareils électriques, une pompe à chaleur, etc. Cela permet de faire des économies immédiates, car un kWh autoconsommé vaut dans la pratique le prix du kWh obligatoire (ou contrat fournisseur), donc souvent beaucoup plus que le tarif de rachat.

Installation de batterie électrique (stockage)

Stocker l’énergie produite de jour pour la consommer la nuit ou en période sans production. Cela maximise l’autoconsommation et réduit la dépendance au réseau. Plusieurs comparateurs/sources (dont des guides spécialisés) préconisent cette approche pour valoriser au mieux une installation quand la revente est peu rentable.

Mix autoconsommation + revente du surplus

Revaloriser ce qui est consommé + revendre le surplus. C’est souvent la stratégie la plus pertinente aujourd’hui en résidentiel ou petit tertiaire.

Étapes concrètes pour vendre son électricité photovoltaïque

Voici comment se déroule concrètement la vente de l’électricité photovoltaïque :

Choix & installation des panneaux

Dimensionner l’installation en fonction de vos besoins, de l’orientation/ensoleillement de la toiture, et de votre consommation.

Demande de raccordement (via Enedis ou gestionnaire local)

Soumettre la DCR afin de lancer la procédure de raccordement. La date de la DCR détermine le trimestre tarifaire.

Signature du contrat OA

Avec EDF OA ou un opérateur agréé, définissant le mode de vente (total ou surplus), le tarif, la durée du contrat (20 ans).

Mise en service — injection sur le réseau

L’installation est raccordée, le compteur d’injection enregistré, et l’électricité injectée ou autoconsommée.

Déclaration & facturation / revente

Le producteur transmet les index de production/injection, et l’électricité injectée est rachetée selon le tarif.

Gestion de l’autoconsommation (si c’est l’option choisie)

Piloter sa consommation (appareils, chauffage, pompe, etc.), éventuellement installer un stockage pour maximiser l’usage de l’énergie produite.

Pourquoi cette page doit être mise à jour régulièrement ?

Le marché du photovoltaïque en France est en évolution rapide :

  • Les arrêtés tarifaires (comme le S21) sont revus tous les trimestres par la CRE.
  • Les barèmes peuvent changer (tarifs, éligibilité, seuils de puissance), impactant directement la rentabilité d’un projet.
  • Les politiques d’aide (prime à l’autoconsommation, incitations à l’installation, fiscalité, TVA, etc.) peuvent évoluer.
  • Le coût des équipements, le contexte réglementaire, l’évolution du mix électrique et les priorités énergétiques nationales peuvent influer.

Pour ces raisons, il est essentiel — comme vous l’avez indiqué — de vérifier et mettre à jour ce contenu chaque trimestre, ou à chaque modification de la réglementation, afin que vos lecteurs disposent d’informations exactes et à jour.

Quelques éléments de mise en garde / limites du dispositif

  • Les tarifs de rachat ont chuté fortement ces dernières années. Pour les petites installations (< 9 kWc), la revente totale n’est plus éligible, et le tarif du surplus a été divisé par plusieurs par rapport aux années précédentes.
  • Pour les installations de 100 à 500 kWc, le rachat ne se fait plus automatiquement via un tarif fixe, mais par un appel d’offres — ce qui introduit une incertitude.
  • La rentabilité dépend fortement du profil de consommation réel : plus votre autoconsommation est élevée, plus l’installation solaire sera rentable. Si vous ne consommez pas l’électricité produite, revendre à bas prix peut ne pas suffire pour amortir l’investissement rapidement.
  • Le contrat OA garantit le tarif pendant 20 ans — mais après cela, rien ne garantit que le tarif restera attractif ; il faudra peut-être renégocier ou envisager un nouveau mode de valorisation.

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